À 20 ans, Arnaud s’engage dans une unité d’infanterie, cherchant à canaliser son énergie et à donner un cadre à ses compétences. Dès ses premières classes, il attire l’attention de ses supérieurs : efficace sous pression, capable de garder la tête froide quand la situation dégénère, et surtout particulièrement à l’aise avec tout ce qui touche aux explosifs et aux systèmes d’armement. Cependant, son rapport à la discipline reste fragile, oscillant entre respect des ordres et initiatives personnelles parfois limites.
Il se spécialise rapidement comme grenadier, un rôle qui lui correspond parfaitement. Arnaud y développe un style bien à lui : précis, agressif, souvent en première ligne, avec un sens du timing redoutable… même si sa prise de risque frôle parfois l’imprudence. Sur le terrain, il est reconnu pour sa capacité à débloquer des situations complexes, quitte à employer des méthodes peu conventionnelles.
Son dossier militaire comporte plusieurs sanctions mineures, notamment pour désobéissance légère et usage jugé “créatif” du matériel réglementaire. Malgré cela, ses résultats en opération et son efficacité constante lui permettent de conserver la confiance de sa hiérarchie, qui voit en lui un élément difficile à encadrer, mais trop précieux pour être écarté.